Tuesday, July 1. 2008Original Joe's
When someone that knows me goes to San Jose California they usually tell me because most of my family lives there. And I always tell them to eat at Original Joe’s, an Italian restaurant in downtown San Jose that has been run by the same family since 1956. Three generations of us have been frequenting it and as such no matter how busy it is they always greet us personally. Since the city has been fixing up the downtown area Joe’s has gotten very popular which is certainly good for business, but is yet another place that us “regulars” lament the good old days... Before they remodeled the awesome wood-paneled late fifties style interior to make it look like a nice place.
For those of you who know me and are thinking this is just another hippie, vegetarian place, I present the wood-fired broiler, complete with 1.5 lbs hamburger patties and a gigantic cut of raw meat: One of the real treats at Joe’s is the bar. Not the “lounge” which still retains its wood-paneled-late-fifties feel (and serves tasty cocktails), rather the formerly-formica, now-marble bar that spans the entire length of the open kitchen. I didn’t want to sit there with my camera out trying to get the perfect picture, so here’s one I squeezed off at the bar that shows most of the kitchen: Now you know where to eat if you ever happen to find yourself in San Jose California! Monday, June 9. 2008Machine à bubulle et sirop de chaussette
Quand il fait chaud comme ça:
... moi je n’ai qu’une envie, c’est de rentrer à la maison me délecter d’un rafraîchissement maison. L’histoire c’est qu’il y a quelques semaines, en arrivant au boulot assoifée après un chemin à vélo sous le soleil, une pensée a traversé mon esrpit: “Ah , si seulement il y avait un robinet à eau gazeuse, ce serait tellement mieux qu’un robinet d’eau toute triste...” Ni une ni deux j’ai fait quelques recherches, et je suis arrivée sur le site de Soda-Club, une machine qui transforme ultra facilement et sans électricité de l’eau du robinet en eau à bubulles. Le bonheur! Bien entendu on l’a commandée, et quelqes jours plus tard, à nous les bubulles! J’ai donc continué mes recherches, pour voir ce qu’on pouvait concocter à l’aide d’eau à bubulles. Et voilà que je suis arrivée à une recette de ginger ale (bière de gingembre), une boisson commercialisée honteusement par Canada Dry mais qui ne goute pas du tout comme du bon gingembre qui pique. Ni une ni deux, j’ai fabriquè mon propre sirop de gingembre, et youpla boum, à nous les délicieuses conconctions rafraîchissantes en revenant du boulot! Pour faire du sirop de gingembre, procéder comme ceci: > Emimcer 2 tasses de gingembre frais, et peler le zeste d’un citron (jaune ou vert) en grandes bandes avec un épluche-légume. > Dans une casserole, mettre le gingembre et le zeste, puis couvrir de 4 tasses d’eau. Chauffer et laisser bouillonner à découvert pendant 10 minutes. > Ajouter environ 1 1/2 tasses de sucre (moi j’ai mis du sucre blanc et brun et du miel en proportions à peu près égales). Continuer à bouillonner pendant environ 15 minutes. Filtrer, mettre en bouteilles et hop au frigo. > Pour servir, diluer environ 8 volumes d’eau à bubulle par volume de sirop, et ne pas oublier d’écraser un quartier de citron (jaune ou vert) pour le petit côté acidulé. C’est tellement bon que je vais me faire tout un tas de nouveaux sirops pour l’été! Citron, rhubarbe ou framboise, le choix est vaste! Tuesday, June 3. 2008Miamérique
Habitant en Amérique après tout, on se doit de manger des gros hamburgers au barbecue, dégoulinants et bourratifs. Donc voilà , je l’avoue, on mange en gros deux fois par mois un bon gros burger comme ci-dessous.
Je vous rassure tout de suite, il y a un peu de protéines en dessous de la montagne de verdure, oui oui oui il y a un burger de tofu trop bon de la bonne marque qu’on aime. Et puis dans l’ordre: quelques tranches de mimolette vieille (on ne se laisse pas abattre pour les français qui s’inquiéteraient), du ketchup, un demi poivron piquant (poblano) grillé, une rondelle d’oignon grillé au barbec’ lui aussi, une rondelle d’avocat, des petits cheveux de luzerne germée, une autre rondelle d’avocat, de la moutarde, et le petit chapeau. Comment ça je suis ambitieuse? Accompagné d’un épi de maïs grillé et d’une délicieuse tête d’ail grillé (je recommande: déposer une tête d’ail et un peu d’huile d’olive enrobée de papier d’alu sur un barbecue bien chaud, et laisser cuire un bon moment (30 min), puis ouvrir, laisser refroidir un peu et aspirer chaque gousse caramélisée l’une après l’autre), que c’est bon! Pour le dessert, une deuxième version de ma nouvelle passion pour les soygurts, à la mûre cette fois-ci. Fastoche, pour en faire chez vous il suffit de mixer des fruits avec une boîte de tofu soyeux, un peu de sucre et un peu de jus de citron. C’est tellement bon qu’on n’a même pas envie de partager, heureusement que personne ne vient jamais nous voir! Sunday, May 25. 2008Cardamome et pistache
Vous aurez peut-être l’impression que je me suis déchaînée dans la cuisine ce weekend, mais en fait c’est à peu près normal mais c’est juste que j’ai fait l’effort de vous inviter chez nous en photos. Ce soir après une magnifique journée à se promener de magasin de vélo en épicerie exotique, j’ai fait des délicieux petits cookies à la cardamome et pistache, encore et toujours du livre de Mojo.
Ces petits biscuits sont absolument délicieux, et comme d’habitude ils ne contiennent pas de beurre mais de l’huile d’olive (je n’ai pas acheté de beurre depuis environ 6 mois, rendez-vous compte). Je fais beaucoup de moitié blanc-moitié complet, notamment pour le sucre et la farine comme ici. La cardamome en poudre donne un parfum subtil et chaleureux, tandis que les pistaches évitent la monotonie texturale et apportent leur saveur verdoyante. Il y a aussi le jus et zeste d’un citron vert, mais tout ces ingrédients ne prennent toute leur dimension que dans la combinaison avec les autres parfums. J’ai par ailleurs percé le secret des Sojasun par le plus grand des hasards, en faisant une crème de mangue au soja. Figurez-vous que vous pouvez fabriquer vos propres yaourts de soja aux fruits ultra-facilement en mixant des fruits avec du tofu soyeux. J’ai un peu improvisé en mettant dans mon mixer une mangue en morceaux, une briquette de tofu soyeux, le jus et zeste d’un citron, un peu de sucre et un chouïa de noix de coco en poudre, et même que c’était vachement bon! J’avais toujours lu ces recettes à base de tofu soyeux, mais ne m’étais jamais lancée dans l’aventure. Je peux maintenant vous assurer que c’est super bon et fastoche! Bref voilà un beau weekend de passé. Bon apétit bien sûr! Granola tralala
En l’absence de choses intéressante à vous montrer, je continue à vous présenter ce qu’on mange chez nous. La chose qui me déplait le plus à propos des billets culinaires, c’est qu’il faut passer tout un moment à préparer la mise en assiette pour qu’elle soit photogénique (et encore, je ne suis pas encore tout à fait au point dans ce domaine), puis prendre tout un tas de photos pendant que ma boufftance refroidit, au risque d’avoir laissé l’appareil en mode beaucoup-trop-foncé ou tout-bleu et de trouver des photos inutilisables quand on les développe après la vaisselle quand tout est mangé. Et puis en plus de ça, je n’ai pas tout un tas de petites cuillers mignonnes, de jolie porcelaine et de nappes lilas, citron vert ou orange givrée pour aller avec le plat du jour et varier les ambiances. A la place niveau surfaces j’ai formica jaunâtre sur les comptoirs, lino moche dans la cuisine, et toile goudronnée/peinture écaillée sur le balcon. Pas facile de rendre ça apétissant, vive le flou d’arrière-plan! Et puis il faut que la lumière coopère quand le plat est prêt et que je suis affamée, pas de gros nuage qui m’oblige soudainement à allumer la lumière artificielle pas belle. Bref la photo culinaire, c’est tout un art.
J’avais fourni un bébé levain à une collègue pour qu’elle fasse son pain au levain elle aussi, et elle m’a remercié à ma grande surprise par un bocal de granola maison. J’avais déjà fait du granola il y a quelques mois, mais le sien était bien meilleur donc il a fallu que je le teste. Voici donc le secret du granola maison. > Dans un grand saladier, mélanger 3 tasses de flocons d’avoine, 1 tasse d’amandes effilées, 1 tasse d’autres graines ou noix (moi j’ai mis ce qui traînait dans mes placards: graines de courge, de lin et de tournesol), 3/4 de tasse de noix de coco rapée, 1/4 de tasse de sucre brun, 1/4 de tasse de sirop d’érable, 1/4 de tasse d’huile végétale neutre, une pincée de sel, et si désiré une pincée de canelle. Mélanger tout ça consciencieusement. > Etaler le granola sur des plaques de cuisson en épaisseur assez fine (2-3 cm par exemple), puis les glisser dans le four préchauffé à 120 degrés C (250 F). Faire cuire environ 1h, en sortant les plaques toutes les 15min environ et tournant le granola pour tout chauffer équitablement. > Moi je mets la moitié de cette recette au freezer pour plus tard, et j’entame la première moitié en petit dej’ de weekend, avec du yaourt nature, des abricots secs, du gingembre confit, des raisins secs, et tout autre fruit sec ou frais qui traîne. Gnocchi kiki
On commence par l’actualité du jour: Bonne fête à toutes les Mamans françaises! Enfin surtout à la mienne... Message à ma Maman: Patience, ton cadeau est en chemin!
Et on enchaîne dans la famille qu’est-ce-qu’on-mange-bien-chez-nous. En fin de semaine quand on a un peu plus de temps qu’un soir de travail, on aime bien se faire des bons petits plats du livre de Mojo. Hier soir c’était gnocchi aux panais (parsnip), sauce rustique aux pignons de pin et citron, comme je vous avais déjà dit que c’était l’une de nos recettes préférées. Que c’était bon! Je ne vais pas vous plaggiariser la recette texto, mais en gros pour faire les gnocchi, c’est comme ça que ça se passe: > Faire cuire des panais à la vapeur. Les réduire en purée, assaisonner, puis ajouter du parmesan et de la farine jusqu’à la consistance qu’il faut pour tout juste pouvoir manipuler la pâte. > Faire des petites boulettes ovales de pâte et faire de jolies marques à la fourchette. C’est ça qui prend le plus de temps de toute la recette. > Dans une casserole d’eau bouillante, lancer du plus haut possible les gnocchi pour bien éclabousser la gazinière, pas trop à la fois. Quand les boulettes remontent en surface, les sortir de la casserole et les mettre à patienter dans un récipient couvert pour garder la chaleur. Pour faire la sauce pignon-citron, voici les grandes idées: > Faire cuire un oignon et de l’ail dans de l’huile d’olive. Ajouter de la chapelure et des pignons concassés jusqu’à ce que ça brunisse et sente bien bon. Ajouter le zeste et jus de deux citrons et assaisonner. Servir les gnocchi accompagnés de la sauce pignon-citron, de parmesan et de poivre noir concassé. Je vous assure que la douceur des panais est bien remontée par l’acidité du citron et le crémeux des gnocchi est équilibré par la consistance granuleuse de la sauce. Un Riesling Chilien par dessus-ça, et c’est le bonheur! Thursday, May 22. 2008Burrito coco
Le burrito est un grand classique de la maison jaune sur Hurley Street. On en fait facile une à deux fois par semaine, toujours un peu pareils mais toujours un peu différents. C’est un peu le principe de la crêpe, mais roulée en gros saucisson contenant plein de bons ingrédients frais.
Pour deux délicieux burritos: > Préparer un “riz espagnol” en paquet tout prêt (oui je sais, ça ne nous ressemble pas), c’est un riz avec de la tomate et des épices. A défaut, faire cuire du riz complet, ou bien faire un pilaf avec pas mal de paprika. > Faire cuire un oignon en gros morceaux, du tofu en cubes, et en fonction des disponibilités du frigo: des poivrons, des courgettes. Assaisonner généreusement avec du cumin et de la poudre de piment. > Réchauffer une boîte de haricots (noirs ou pinto) au micro-onde ou a la casserole. > Faire réchauffer à la poêle une grande tortilla de blé. Raper de la mozzarella dessus. Quand le fromage est fondu, c’est prêt pour l’assemblage! > Sur la tortilla, disposer sur une ligne les principaux ingrédients suivants: riz, mélange oignons/tofu, haricots, avocat ou guacamole, salade, tomate, coriandre fraîche, salsa (rouge ou verte), sauce Mexicaine qui pique, et si disponible comme ci-dessus: graines de luzerne germées, un filet d’huile de lin, et aussi du yaourt nature (ou crème fraîche). Pas besoin de saler/poivrer, si vous avez correctement dosé l’assaisonnement des épices et utilisé quelques ingrédients tout faits (salsa, riz espagnol) votre burrito sera déjà rempli de saveurs. Ne pas trop charger, car sinon ça ne va jamais fermer! C’est l’etape montrée ci-dessus. > Roulez jeunesse: plier les côtés aux extrémités de la ligne d’ingrédients pour former des remparts anti-dégoulinures, puis rouler la tortilla bien serré comme un sushi. Pas de photos à ce moment-là parce que 1) c’est assez moche un boudin dégoulinant, et 2) pas moyen d’y échapper, on a besoin de deux mains pour manger un machin pareil. Voilà ce qu’on mange chez nous! Tuesday, May 6. 2008Ca commence comme ça...Et ça finit comme ça: Avec un gros bout de pouce en moins entre les deux! Dimanche soir c’était diner indien (soupe de tomates aux feuilles de curry, lentilles mung aux feuilles de curry - on les adore - riz aux épices, et épinards au fromage maison), et ce soir c’était Pad Thai, donc plein de bons lunches cette semaine! Vivement l’heure de la soupe demain midi... Wednesday, April 23. 2008Ce soir, chez Mojo
Ce soir, chez Mojo, on mange des nouilles soba japonaises au sarrasin, froides, à tremper dans une délicieuse sauce soja/mirin/dashi/wasabi. Saupoudrées d’algues nori, d’oignons de printemps et de sésame noir, accompagnées d’un chardonnay argentin, dégustées sur la terrasse: c’est un délice!
Aujourd’hui c’était l’été, il a fait 25 degrés. Mojo aime! Tuesday, April 22. 2008Rouquins de BecettesPourquoi ce livre est-il aussi utile, donc? Voilà , il contient 2000 recettes et variations: > toutes très faciles à suivre et parfaitement dosées > avec une liste d’ingrédients toujours trouvables, et la plupart qu’on a toujours dans nos placards (celui des épices déborde de partout) > d’influences classique, japonaise, indienne, thailandaise, hippie et bien d’autres encore > qui permettent d’utiliser sans appréhension des légumes ou techniques que l’on ne connait pas très bien > qui ne ferait même pas manquer la viande à tous les carnivores, avec de nombreuses recettes sans produits animaux (miam) Bref si vous habitez en Namérique, n’hésitez pas une seconde! Nos recettes préférées sont désormais: > Racine de bardane (burdock root en anglais, gobo en japonais, un genre de salsifi) et carottes braisées - un délice japonais > Haricots verts à la sauce miso/amandes - un autre délice japonais > Gnocchis au panais, sauce rustique aux pignons de pin et citron - dans le registre italien > Pad thai - grand classique thailandais > Gâteau à l’huile d’olive - incroyable mais vrai > Biscuits cardamome/pistache (aussi à l’huile d’olive) - impossible de s’arrêter! Rien que d’y penser, ça me fait saliver... Si vous insistez, je peux vous montrer à quoi elles ressemblent ces recettes quand on les fait la prochaine fois. Mais pour ça il va falloir vous manifester dans les commentaires! Allez, on sort de sa tanière tout le monde! Sur ce: Bon apétit bien sur! Saturday, January 26. 2008Near Pon Ned II
It has been a week and Ned has been churning and bubbling in his bucket. It’s time to transfer him to the secondary fermenter (a glass carboy) with some fresh cascade hops. The practice of adding hops to the secondary fermenter is traditionally associated with india pale ales (IPAs) and was originally intended to keep beer from spoiling on the voyage from Great Britain to East India. Brewers (and drinkers) on the East Coast of the United States sometimes insist on calling pale ales from the Pacific Northwest IPAs because they are almost always dry-hopped. What can I say, we like our hops! Beers from the Pacific Northwest also benefit from having near-by Cascade hops growing fresh in Washington and Oregon (they were developed in Oregon in the 70’s) and are perfect for dry-hopping because of their low alpha acids and clean floral/citrus aroma. They produce very large cones and lose their volatiles quickly, thus when purchased in home brew stores they will never be impart the crisp flavor that is found in beers that are brewed close to harvest time in Oregon, but I digress. On to Ned!
First, we open up the primary fermenter to take a look at the wort--it has changed quite a bit since last week and now fills the kitchen with a rich floral aroma.. Mmmm. The crud stuck to top of the fermenter is called trub and consists mostly of the hop debris that floated to the surface and were pushed to the sides by the frothing during the very vigorous yeast reproduction in the first 24 hours. Next, we syphon the contents of the primary fermenter into the carboy. You never pour beer once it has started to ferment. The bi-products of the fermentation are what gives beer its flavor, but these bi-products become very sensitive to oxidation. Since the yeast have chewed up all of the oxygen and turned it into carbon dioxide, they are protected, but if you churn the beer it will mix with air and impart nasty spoiled-beer flavors--yuck! For the syphoning, we use a racking cane, which is just a plastic pipe with a stand-off at the bottom. This allows us to syphon the beer from the bottom (to avoid churning with air) while leaving behind the trub at the bottom of the fermenter. This is a good chance to grab a bit of beer for testing. It is time to add the hops. This is my first time exploring the magical world of dry-hopping, but it seems pretty simple... I just drop on the remaining oz of Cascade hops from the boil into the carboy. It’s still winter here and first thing in the morning, before the house has thawed, my fingers are still red. Brrr. As the carboy fills the hops mix into the beer, which is looking a lot like a Mir Pon Pale Ale at this point I have to say. More importantly, the kitchen is now filled with the fresh floral sent that is familiar to anyone that has had the pleasure of opening a cold Mir Pon on a hot summer day. While the carboy is filling we can check the specific gravity. I get a reading of 1.015 which puts us at 3.4 % alcohol by volume. Mir Pon is 5.0 % so we have a way to go, but my original gravity was low so I’m probably not going to get all the way to 5.0. The color of Ned is strikingly similar to authentic Mir Pon, though more hazy. Mir Pon has a gorgeous chill haze, but Ned is at room temperature. This is normal though, as beers clarify quite a bit during secondary fermentation and bottle conditioning. Ok, Ned is safely in the carboy, but we’ve left a substantial volume behind in the form of trub, and we want to minimize the head space in the carboy because this will be the only source of oxygen during the secondary fermentation. If we play our cards right, Ned will force the air in the head space out within a few minutes as the yeast wake up a bit and the liquid degases (either from nucleating on the hops, or simply from being smacked around by the transfer). Last time I used tap water, this time I’ll use filtered water. It is time to attach the air lock to the carboy and stick Ned in the corner for about nine days. Since the heater I used to keep the primary fermenter above 65 °F is incompatible with glass Ned will be subject to the whims of a poorly insulated New England apartment in January. These fluctuations are less important in the secondary fermentation, but they will still affect the flavor making Ned a completely unique brew. Take a look at this. It is the trub that is left at the bottom of the fermenter and is the primary reason for secondary fermentation. Up to a point, the longer a beer sits around and “conditions”, the smoother and more balanced the flavors will be. However, the longer beer sits on top of this trub, the more bitter (and generally funky) it will get. Some beers, like Belgian Sours, can condition for years, but Ned will only need about another week in the secondary fermenter, soaking up the yummy Cascade hops and safely isolated from the fat, protein, mineral salts, and (mostly) dormant yeast cells that make up the trub. The last thing I do is have a taste of Ned (there is no point in the brewing process that the beer cannot be ingested). The wort in the primary fermenter was horribly bitter--and not in a good way--with a sweet, malty taste that didn’t compliment that horrible bitter taste at all. This time, after a week in the fermenter, the bitterness is gone and is replaced by a pleasant, hoppy, bitter aftertaste. The nose is floral and sharp, a lot like a Mir Pon, and the flavor is... Not quite a Mir Pon, but similar, and overall tasting like a hoppy pale ale just like home! Also, Ned lacks a lot of the off flavors that have plagued my other beers (even Albert had a bit of these). I think this is because I used an American yeast starter instead of dried yeast, so they got a foothold faster and were able to out-compete the bacteria, of which there were a lot fewer to begin with because of the wort chiller. I’m off to a week of job interviews, but when I get back we’ll bottle Ned... And 2-3 weeks from then he’ll be ready to drink! Tuesday, January 22. 2008Near Pon Ned
Mirror Pond Pale Ale, or “Mir Pon” as it’s known by Oregonians, is brewed by the Deschutes Brewery in Bend Oregon and is my favorite beer in the whole world. Unfortunately they don’t distribute out here in Massachusetts so my Mir Pon supply is limited to what I can smuggle in my checked luggage (because, of course, we can’t bring beer on planes anymore). This is unacceptable, so I’ve decided to take stab at brewing my own. Naturally Deschutes doesn’t give out the recipe and I don’t have access to fresh Cascade hops or snow melt from Mt. Bachelor, but the Internet is full of recipes that attempt to replicate this beer. Keeping a journal of your homebrews is the key to making better beer, so I name my beers to make it easier to keep track of them. I’m calling this one “Near Pon Ned” (last time I brewed “Albert the Altbier”).
Mashing grains at home is beyond my abilities (and time constraints) at the moment, so I make my beers using the extract method. The four ingredients of beer are: water, barley, hops, and yeast. The extract method uses barley, but instead of mashing it, malt-extracts are added to the brew pot after extracting the crystal (crushed malted barley). For this clone, I am brewing a five gallon batch based on a recipe I found at skotrat. QUOTE Near Pon Ned Recipe: Grain Bill: 7lbs. alexanders pale malt syup 6oz. 60* crystal 6oz. 120* crystal 1 tblsp gypsum Hop Bill: 60 min-1\8 oz chinook ,1\2 oz.nugget ,1/2 oz.cascade 30 min- 1 oz. cascade,1\4 oz. sterling 5 min- 1/2 oz cascade Dry hop- 1oz cascade in secondary Here goes... Heat 4 gallons of Cambridge Tap Water to 150 °F Add the crystal malts Heat for 30 minutes on the way to 170 °F Add the malt extracts and gypsum and bring to a boil. I always screw something up. This time I added three times as much gypsum as I meant to. I should have added one teaspoon, but I added one tablespoon--d’oh! Sulfate should be kept below 450 ppm and mine is around 775 ppm. Remove the lid and add the bittering hops After 30 minutes... More bittering hops! During the last five minutes, finishing hops are added, then the wort chiller is submerged in the brew pot to bring it to 70 °F as quickly as possible (10 minutes in the winter) The cooled wort (wort is the the name given to the mixture that will be fermented) is then transfered to the primary fermenter, diluted to five gallons (churning as much air into it as possible), and the yeast is pitched Now we wait... The Original Gravity--the measure of density relative to water--was 1.041, which is 0.009 less than the recipe cited. This could mean that I didn’t extract the crystal completely, or that I should have added more malt extract (Clo made some cake from the leftover, so maybe it is better this way). I don’t have a picture of the primary fermenter because it is just a plastic bucket with a heater strapped to it (to keep it above 70 °F so the yeast won’t go to sleep). Next weekend I will rack (wrack?) Ned to the secondary fermenter for dry hopping. One week after that, it will be time to bottle! Saturday, January 19. 2008Par ici la bonne soupe!
Bon alors il parait qu’il ne faut pas me laisser dépasser par les billets en anglais. Du coup je vous présente mon pain du samedi matin.
D’abord avant cuisson, avec mon objectif classique qui a l’art de faire de très belles photos floues tant qu’on n’est pas en plein soleil: Et puis à la sortie du four, avec un objectif tout minus que j’ai emprunté pour l’essayer, avec une graaaannnnde ouverture: Pour ceux qui ne savent pas encore, dans trois semaines on est à Buenos Aires avant de s’évader pour la Patagonie, donc il va falloir s’assurer qu’on a tout le matos pour faire un reportage pour la Géographie Nationale au retour!
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For those who are wondering, Mojo is a cat. Mojoblog is named after Mojo, as is the domain Chez Mojo which is a reference to an area at the top of the stairs that Mojo calls home. This blog is meant to continue the tradition of the Clot News with the addition of Ryan’s ramblings. Speaking of which, he is constructing a photoblog here:www.chezmojophoto.com which is intended to demonstrate the learning process of photography.
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